Weekly outline

  • CONTENU ET ACQUIS

    Depuis les années 2000, une nouvelle utopie urbaine a émergée autour du concept de Slow City. A travers le réseau international Cittaslow, presque 200 villes de petite taille (moins de 50.000 habitants) se sont engagés dans une stratégie qui vise à valoriser, entre autres, la qualité de l’environnement et du tissu urbain, les produits et spécificités locales ou le sens communautaire. D’une part, ce modèle urbain plaide pour une culture de la lenteur et de la proximité qui s’oppose à l’accélération des rythmes urbains et au processus d’urbanisation métropolitain.  D’autre part, on peut considérer qu’à travers le concept de Slow City on envisage la promotion des modèles de planification participatifs où les communautés locales joueraient un rôle prédominant. Dans cette perspective, et en écho avec les principes de « slow food » ou encore de « slow science » - l’idée de lenteur ne renvoie pas seulement à un différentiel de vitesse mais, plus fondamentalement, à des formes alternatives de modes de production, d’organisation sociale et de relation à l’autre. Rapportée à la ville, l’idée fondamentale est dès lors la suivante : il est nécessaire de ralentir – les flux, les rythmes de production, etc. – pour créer les conditions d’un développement urbain durable. Alors que la vitesse a été traditionnellement considérée comme un symbole de la productivité et du progrès technique, la lenteur apparait désormais comme une « innovation» pour mener une nouvelle transition urbaine.

    En amont de ces débats, nous proposons de questionner sur trois plans les liens entre les politiques de la lenteur et le développement de la ville :

    1. Les relations entre l’apaisement de l’espace public et la lenteur des habitants. Dans cette perspective, nous ne considérons pas l’idée de Slow City comme une métaphore – le ralentissement étant avant tout « symbolique » – mais bien comme une politique de la ville devant réguler les différentiels de vitesse au cœur des pratiques contemporaines de mobilité.

    2. Les liens entre le ralentissement des systèmes de transport et le lien social. L’hypothèse sous-jacente à l’idée de Slow City est que la lenteur est une condition importante de la constitution de liens plus forts (attachement, familiarisation, identification), en d’autres termes de capital social et d’intensité urbaine. Elle oppose donc vitesse et lenteur, or ces deux réalités se combinent plus qu’elles ne s’opposent.

    3. Le caractère ségrégatif des aménagements visant à favoriser la lenteur. L’association plus marquée entre des mobilités lentes et rapides dans les pratiques de déplacement se traduit dans la gestion et l’aménagement des espaces urbains. On note une volonté de pacification et d’aménagement dans les hypercentres et à proximité des gares, en particulier pour favoriser les flux piétons et de rendre agréable la fréquentation de l’espace public. Dans les quartiers urbains plus éloignés du centre, ce type d’aménagements est en revanche beaucoup moins présent et la présence de l’automobile reste prépondérante. Dans quelle mesure de tels aménagements ne constituent-ils pas une perte de l’esprit des lieux par une réduction du rapport à l’altérité sociale dans le centre des villes ? 

    Pour aborder ces questions, l’étude portera sur différentes catégories d’usagers et leurs interactions dans l’espace urbain. L’unité d’enseignement Territoire et Société expérimente les méthodes d’enquête des sciences humaines sous forme d’un travail d’enquête sur les pratiques et usages dans l’espace urbain, pour fournir des outils prospectifs pour analyser les impacts du changement formel sur les activités, la fréquentation et l’image des lieux. L’UE convie les étudiants à s’interroger sur la manière d’intégrer cette réflexion au projet.

    A la fin de ce cours l’étudiant doit être capable de:

    -    Formuler une problématique et des hypothèses pertinentes pour saisir les rapports entre territoire et société.

    -    Mener des enquêtes sur les usages et usagers de l’espace public.

    -    Choisir ou sélectionner des méthodes appropriées pour la vérification des hypothèses formulées.

    -    Analyser qualitativement et quantitativement les données systématiques recueillies.

    -    Faire des propositions spatiales tenant compte de l’analyse des résultats d’enquêtes.



  • COURS 1. 24 février (de 13h15 à 18h00) / EPFL

    Salle GCA330, EPFL

    Atelier inaugural

    Présentation de l’UE, de l’organisation du travail, aperçu des méthodes et des thèmes

    Présentation du travail de l'UE 2016

    Formation des groupes de travail, organisation du travail par équipes

    Présentation des lieux qui seront étudiés : introduction à l’immersion du 3 mars

    • COURS 2. 3 mars (de 14h00 à 18h00) / SLL Fribourg

      Atelier de politiques publiques

      Intervention de Jean-Charles Bossens, Chef de service chez Direction de la police locale et de la mobilité ville de Fribourg

      Discussion critique du Booklet des travaux des étudiants de l'UE D 2016

      Création des groupes

      Première immersion


    • COURS 3. 10 mars (de 13h15 à 18h00) / Fribourg

      Immersion sur les terrains d'enquête à Fribourg

      Observation, croquis, photos et réflexion sur une problématique à étudier par équipe en vue de la présentation du 7 avril (sous forme de Powerpoint)

       

      • COURS 4. 17 mars (de 13h15 à 18h00) / EPFL

        Salle GCA330, EPFL

        Premier rendu immersion

        • COURS 5. 24 mars (de 13h15 à 18h00) / EPFL

          Salle GCA330, EPFL

          Atelier méthodologique : design des investigations de terrain

          • COURS 6. 31 mars (de 13h15 à 18h00) / Fribourg

            Terrain Fribourg


            • COURS 7. 7 avril (de 13h15 à 18h00) / EPFL

              Salle GCA330, EPFL

              Présentation intermédiaire de chaque groupe.

              Retour de la part des enseignants suite aux présentations


              Répartition des textes à discuter par chaque étudiant



              • pas de COURS : 14 avril et 21 avril

                Vendredi Saint et Vacances EPFL
                • COURS 8. 28 avril (de 13h15 à 18h00) / EPFL

                  Salle GCA330, EPFL

                  Présentation et discussion de textes lus par les étudiants 


                  Atelier de théorie urbaine

                  V. Kaufmann : Le futur de la mobilité urbaine en Europe

                  Y. Pedrazzini: Le slow contre la violence de l'urbanisation

                  B. Tirone : De la lenteur: les temps dans l'architecture

                  A. Rigal : Temps de la mobilité et des modes de vie


                • COURS 9. 5 mai (de 13h15 à 18h00) / EPFL

                  Salle GCA330, EPFL

                  Atelier de groupe sous la direction des enseignants. Discussion travaux des étudiants sur RDV PRIS A L'AVANCE

                  OU TERRAIN FRIBOURG

                  • COURS 10. 12 mai (de 13h15 à 18h) / EPFL

                    Salle GCA330, EPFL

                    Atelier de groupe sous la direction des enseignants. Discussion travaux des étudiants sur RDV PRIS A L'AVANCE

                    OU TERRAIN FRIBOURG


                    • COURS 12. 19 mai (de 14h00 à 18h00) / SLL Fribourg

                      EXAMENS IN SITU

                      Présentation par groupe du rapport final sous forme de présentation Powerpoint

                      en présence de tous les étudiants et de :

                      Giancarla Papi, Cheffe du Service des constructions et de l'aménagement du territoire du Canton de Fribourg

                      Félicien Frossard, Secrétaire général de l'Agglomération


                      Remise des rapports de recherche au plus tard le 26 mai